Un engagement chrétien

Gabrielle Lavoine est née le 3 avril 1906 à Clermont-de-l’Oise, elle est la troisième d’une famille de six enfants. Son père, Charles Lavoine, est officier de carrière. Il participera aux campagnes du Maroc avec le maréchal Lyautey. Sa mère, Marguerite, née Deyeux, est mère au foyer. Son frère aîné, Pierre, devient ingénieur des Arts et Métiers ainsi que l’un de ses beaux-frères. Un autre beau-frère est médecin. Gabrielle sera la seule à ne pas se marier. Sa sœur Marie-Thérèse est également assistante sociale. La famille est catholique pratiquante et Gabrielle Lavoine affirme toute sa vie sa foi et ne cache jamais ses valeurs chrétiennes. Elle consulte régulièrement tout au long de sa carrière le cardinal Liénart, évêque de Lille de 1928 à 1968, qui fut appelé le « cardinal des ouvriers » en raison de son soutien aux prêtres ouvriers et aux mouvements d’action catholique.

Elle obtient d’abord le diplôme d’infirmière avec la mention très bien, puis elle entreprend des études d’assistante sociale à l’École Normale Sociale de la rue de Rennes à Paris dont l’engagement catholique est affirmé. Elle intègre la promotion « Abbé Verdier » au nom de celui qui devient archevêque de Paris en 1929.  

Gabrielle Lavoine obtient en 1930 la mention très bien et les félicitations du jury pour le brevet de capacité professionnelle, assimilé en 1932 au diplôme d’État d’assistante sociale. Elle travaille quelques mois dans une usine de construction aéronautique à Argenteuil où elle occupe le poste d’adjointe de la surintendante, mais elle est vite contactée par Marguerite Grange, surintendante des cités de la Compagnie des chemins de fer du Nord, pour venir y travailler.

La cité de Lille-Délivrance

Marguerite Grange engage Gabrielle Lavoine en mars 1931 et lui confie le poste d’assistante sociale à la cité de Lille-Délivrance, située sur la commune de Lomme. Elle choisit une assistante sociale répondant au projet de Raoul Dautry, ancien ingénieur en chef de la Compagnie des chemins de fer du Nord, qui souhaite recruter « des professionnelles de haut niveau acceptant de vivre au sein de la cité, et devenant éléments de rapprochement entre les responsables de la compagnie du Nord et les cheminots ». Cette cité, en 1926, comptait 835 logements et déjà un ensemble de réalisations sociales (bains-douches, enseignement ménager, centre d’hygiène infantile, cinéma, jardin d’enfants…). Elle relevait du concept de cité-jardin poursuivi par Raoul Dautry avec de multiples équipements sociaux et éducatifs où l’estaminet était proscrit. Chose rare pour l’époque, les habitants bénéficient d’une piscine répondant ainsi aux principes de la méthode Hébert de gymnastique naturelle dont la nage est une des activités prescrites. Gabrielle supervise de nombreuses activités : perfectionnement scolaire pour les adultes, cours manuels, enseignement ménager,  bibliothèque ainsi que le jardin d’enfants. Elle soutient les sociétés musicales et lyriques et les associations sportives lesquelles appliquent la méthode Hébert de gymnastique naturelle.

Gabrielle Lavoine est alors âgée de 25 ans.  Bien plus tard, lors de son départ à la retraite un ingénieur rappelle : « La population de la cité pense qu’elle est bien jeune pour conseiller des mères de famille, mais très vite elle est adoptée pour son dévouement, son action morale, bienfaisante ». Il poursuit : « elle se révèle intelligente, brillante, capable d’une certaine autorité, diplomate, avisée, conciliante. Elle conquiert vite  la confiance de la population cheminote. Elle sait garder son calme et rester sereine ».

L’objectif du service social est de répondre aux besoins des familles lesquels sont prioritairement d’ordre médical. Gabrielle habite au premier étage du centre d’hygiène sociale ouvert tous les jours pour les soins et  les consultations de nourrissons et d’enfants. Elle fait également les soins à domicile et participe à la lutte contre la tuberculose en participant aux visites du wagon-radiologique. Avec l’assistante sociale attachée au wagon-radio, elle prépare les placements en sanatorium ou préventorium. Localement, elle connaît les médecins du dispensaire antituberculeux et les assistantes de ce service avec qui elle collabore pour un meilleur suivi des familles. Ce type d’action concertée se pratique aussi dans la lutte contre l’alcoolisme. C’est une période où il y a de fréquents accidents de chemins de fer et, au titre de l’œuvre des pupilles, le service social est chargé de veiller sur les orphelins et de conseiller leur mère. Afin de mener à bien l’ensemble de ces activités, Gabrielle Lavoine bénéficiera de collaboratrices dont une de ses sœurs, puis plus tard Mlle Bertin, secrétaire qui sera présente pendant les quatre années de guerre.

Une assistante sociale dans la  guerre

La période de la guerre et de l’occupation va donner à Gabrielle Lavoine une dimension quasiment héroïque selon l’ensemble des sources et témoignages. En mai 1940, la cité de Lille-Délivrance, située à proximité du triage, subit des bombardements et des mitraillages. Il y a beaucoup de blessés et il faut secourir et mettre à l’abri les familles et les enfants. Devant l’approche rapide de l’armée allemande, elle organise alors, avec les autorités locales et ferroviaires, l’évacuation des familles qui sont regroupées dans un train de wagons de marchandises à destination de la Bretagne. C’est une manœuvre délicate, le train devant faire demi-tour rapidement en raison des mitraillages et de la désorganisation totale des transports. Le voyage s’arrête à Béthune et le convoi revient à Lomme deux jours après. Cette évacuation dans des conditions périlleuses restera un souvenir prégnant pour les habitants de la cité. La survie y devient difficile car elle est privée d’eau et d’électricité. Néanmoins, Gabrielle Lavoine et sa collaboratrice demeurent à leur poste et montrent beaucoup de courage et de ténacité pour soutenir les familles. Pour sa bravoure, elle recevra la croix de guerre des mains du chef du service de la voie et des bâtiments de la région Nord de la SNCF : « Mademoiselle Lavoine à partir du 19 mai 1940, s’est dépensée sans compter, à Lomme, pendant plusieurs semaines pour soigner les blessés par le bombardement ». Le général  Huntziger déclarera à cette occasion : « elle a fait preuve, durant cette période, des plus belles qualités professionnelles, d’un sang-froid et d’un courage au-dessus de tout éloge ».

Durant les quatre années d’occupation, Lille est en zone militaire et donc isolée. Les difficultés sont nombreuses, le ravitaillement est compliqué, les familles démunies voire séparées. Il y a les accidents du travail, les blessés et également des arrestations pour faits de résistance. Gabrielle Lavoine demeure dans la cité où sa mère vit désormais avec elle. Elle continue plus que jamais ses tâches médicales, mais aussi un soutien matériel et moral auprès des familles. Ainsi, elle réorganise les activités ménagères de couture pour confectionner et réparer linges et vêtements. Elle aide à faire des trousseaux avec des dons de pièces de tissus.

Elle développe des liens avec les  responsables cheminots locaux, mais aussi avec des responsables de la mairie de Lomme. Il est à noter que Gabrielle Lavoine fut déléguée du syndicat des employés des chemins de fer affilié à CFTC. Son engagement syndical et chrétien l’amène à agir en faveur des persécutés, comme trouver des lieux sûrs pour des résistants et des déserteurs recherchés par les autorités. Émile Marquillie,  employé des chemins de fer sur Lille, rallié à la Résistance prit contact avec elle pour lui offrir son aide. Ainsi, lorsqu’à l’automne 1942, Mme Grosskopf, juive allemande,  dont la famille avait réussi par miracle à échapper à la grande rafle des Juifs de Lille le 11 septembre 1942, demanda à Gabrielle de l’aider à trouver asile pour elle-même et ses trois enfants, Gabrielle Lavoine l’envoya chez Pauline et Émile Marquillie qui acceptèrent sans hésiter de les héberger. De son côté, Monsieur Grosskopf qui s’était enfui dans le sud de la France dans l’espoir de trouver un refuge pour sa famille, réussit, vers le milieu de l’année1943, à faire passer toute sa famille en Suisse. Par la suite, Pauline et Émile Marquillie hébergèrent d’autres Juifs  envoyés par Gabrielle Lavoine, notamment M. et Mme Sherman et les deux neveux de cette dernière, André Epstein et Simon Rosenpick, dont les parents avaient été arrêtés et déportés. Le 7 septembre 1971, Yad Vashem a décerné à Pauline et Émile Marquillie le titre de Juste parmi les Nations.

Dans la nuit du 9 au 10 avril 1944, la cité de Lille-Délivrance est soumise à une violente attaque aérienne. 239 avions alliés larguent un tapis de bombes sur le triage et la cité. Le centre d’hygiène sociale est détruit. Le bilan est lourd dans la cité : 156  tués et 500 blessés. 284 maisons sont détruites et 368 fortement endommagées.  Les secours extérieurs ne parviennent que trois jours plus tard. Gabrielle Lavoine en fera de grands reproches au préfet du Nord venu visiter les lieux. Elle avait été, pour sa part, informée par la Résistance de l’imminence du bombardement de la gare de triage. Françoise Dejonghe, elle-même directrice d’une école ménagère à Lambersart, commune voisine de Lomme, a vu Mlle Lavoine aussitôt après le bombardement : « Elle agissait dans cette période catastrophique avec un dynamisme et une générosité extraordinaires. Elle était inébranlable, faisant face à tout. » C’est l’évêque de Lille, Monseigneur Liénart, qui célèbre l’office pour les obsèques le 14 avril.

Le 1er juin 1944, trois mois avant la libération de Lomme, Gabrielle Lavoine est nommée assistante sociale principale de la région SNCF du Nord et même si elle est très sensible à cette promotion elle semble, selon les témoins de l’époque, déchirée d’abandonner la cité en ruines et ses habitants. Le président du conseil de gestion de la cité prononce un discours élogieux sur ces treize années. «Au nom des habitants de notre vaillante cité (…) Malgré la dévastation de notre cité nous sommes encore empreints de tous les souvenirs heureux. Nous vous revoyons, allant de votre pas alerte, vous portant là où il y a une misère à soulager, une main à tendre, un réconfort à apporter, toujours gaie, toujours bienfaisante. La guerre vous trouve présente à votre poste aux heures les plus dures. (…) Et puis ce fut l’exode de 1940, notre train de repliement, qui n’accomplit qu’un bref parcours mais combien pénible et dangereux. Au cœur même de nos misères, sans repos, sans aucun ménagement pour votre propre santé, vous consoliez, soulagiez et donniez l’espoir à ceux qui l’avaient perdu. Dans l’immense désarroi matériel et moral vous apparaissiez comme un combattant maître de soi et animé du plus pur idéal. Comme vous nous aimiez, vous qui nous secouriez et soigniez avec tant d’affectueuse sollicitude ! Vous fûtes citée comme un soldat. (…) Et vous n’aviez pas donné encore toute la mesure de votre vaillance. Hélas ! Le dernier bombardement devait nous et vous apporter de terribles épreuves. Au milieu des ruines de votre centre social, sans vous soucier des biens perdus, quelques minutes après la chute de la dernière bombe, vous prenez la direction des secours, des soins d’urgence. Vous avez accompli une tâche surhumaine de jour, de nuit, sans trêve, jusqu’à la satisfaction des exigences de votre haute conscience ».  Le 22 juillet 1944, Gabrielle Lavoine recevra la grande médaille d’Or pour ses actes de courage. Le 4 juin 1965, elle recevra les insignes de chevalier de la Légion d’honneur.

Des responsabilités nouvelles

La nationalisation de l’exploitation des chemins de fer de 1937 a ouvert une période de profonde réorganisation pour les chemins de fer. La période de l’occupation renforce cette structuration en lien avec les nécessités du moment et malgré les difficultés. Un corpus de textes rassemblé dans les « Cahiers des services sociaux » est édité précisant le rôle de chacun : assistante sociale, service de la jeunesse, activités sportives, apprentissage… Ces cahiers seront édités jusqu’en 1948. Des ordres nationaux et régionaux précisent les structures hiérarchiques et organisationnelles. Les services sociaux des compagnies sont unifiés et chaque région organise son service social sur le même modèle avec une assistante sociale principale à sa tête. Pour le réseau Nord, l’assistante sociale principale réside au siège de la région, rue de Dunkerque à Paris. Son rôle est défini ainsi : « Assurer l’insertion de l’activité des assistantes sociales dans l’ensemble de l’action sociale de la SNCF et assurer les liens indispensables avec l’administration dont ces activités relèvent. Elle est « le chef technique des assistantes sociales. Elle décide des affectations, des mutations et des avancements » selon les ordres communiqués par la Direction générale.

Gabrielle Lavoine prend son poste d’assistante sociale principale dans une période difficile : la guerre n’est pas terminée, les restrictions alimentaires perdurent, la région Nord est sinistrée. Des urgences s’imposent. Les difficultés matérielles de vie dans les cités restent immenses. L’assistante sociale de la cité de Tergnier (Aisne) raconte : « À Tergnier, il y avait l’électricité, mais il n’y avait pas d’eau, parce que la canalisation avait été broyée. Personne n’avait d’eau, ce qui était très éprouvant ». Mlle Lavoine provoque la réouverture de toutes les installations endommagées ou détruites pendant la guerre en collaboration avec l’ingénieur en chef attaché à la direction. En même temps, elle organise et perfectionne  le suivi des pupilles dont l’effectif atteint mille huit cent vingt et un enfants. Les assistantes doivent veiller sur ces enfants, encourager et conseiller les mères.  La tâche de l’assistante principale est la remise en état de son service, avec la définition des secteurs d’intervention, l’organisation, et la coopération avec les autres services. Elle choisit comme adjointe Mlle Oui et lui délègue la responsabilité des treize jardins d’enfants.

Développement et innovations

Gabrielle Lavoine unifie les méthodes de travail dans tous les centres sociaux. Les assistantes bénéficient désormais d’un temps de secrétariat. L’enseignement ménager demeure sous l’autorité de l’assistante principale au niveau de la région ; il en est de même au niveau local pour les monitrices dont le diplôme a été reconnu en 1942. En 1945, un service d’orientation professionnelle pour enfants est mis en place, puis une consultation de neuropsychiatrie infantile. En outre, Gabrielle Lavoine crée des postes spécialisés d’assistantes auprès de la consultation de neuropsychiatrie infantile de la rue Marcadet et de la consultation de phtisiologie. Les placements en établissements médicaux sont assurés en lien avec le service médical. L’assistante principale est responsable de plusieurs établissements : la maison d’enfants de Crouÿ-sur-Ourcq, le centre d’hygiène sociale de Marcadet, la maison d’accueil pour filles à Aumont (Oise), et la maison de repos de Neuilly-sur-Marne (Seine-et-Marne) avec un foyer pour étudiantes. Une assistante assure la liaison avec ces établissements récemment créés.

Ainsi en 1949, Mlle Lavoine est responsable d’un effectif de 356 personnes dont 62 assistantes sociales. Elle témoigne en même temps d’un esprit d’ouverture qui lui permet de préparer la profession aux adaptations nécessaires. Elle devient vice-présidente de l’Association nationale des assistantes sociales (ANAS), créée en 1945. En 1954, elle encourage les assistantes sociales à accepter la formation à l’aide psychosociale individualisée et développe les formations au case-work.  Elle maintient, par ailleurs, des liens forts avec l’Ecole normale sociale puisqu’elle y intervient régulièrement et y présente les services sociaux de la  SNCF et leurs réalisations. En 1961, Gabrielle Lavoine, avec le concours de Lysiane Hayman-Saladin de retour des États-Unis, tente l’expérience d’un travail social de groupe auprès de rapatriés d’Afrique du Nord installés dans la cité de Longueau, près d’Amiens. D’autres expériences auprès de parents sont initiées au sein d’un jardin d’enfants et auprès de jeunes agents récemment embauchés et logés en foyer.

La retraite

En 1964, quelques mois avant son départ en retraite, l’assistante sociale de Lille-Délivrance organise une réunion des anciens de la cité autour de Gabrielle Lavoine à laquelle participent deux cent cinquante personnes. Gabrielle Lavoine y déclare : « J’ai aimé passionnément ma profession d’assistante sociale et j’ai fait tout ce que j’ai pu pour servir les cheminots et leurs familles. J’ai toujours été convaincue qu’il ne suffit pas d’accepter la vie, il faut l’aimer et il faut l’aimer jusque dans ses difficultés. Elle vaut tous les jours d’être vécue ». Elle poursuit « J’ai toujours en vue de clarifier le rôle si délicat, si difficile du service social, rôle toujours en transformation entre l’autorité et la responsabilité de nos chefs et le respect de l’intimité et de l’indépendance de la vie personnelle et familiale des cheminots. Ayant une vue globale de la famille, nous avons à synthétiser les besoins ressentis par elle, à les exprimer et à faire trouver une réponse permettant un plein épanouissement de l’être humain. »

En quittant la SNCF, Gabrielle Lavoine devient la représentante de la Fédération internationale d’assistantes sociales (FIAS), organisation non gouvernementale auprès du conseil de l’Europe à Strasbourg. Tout au long de sa carrière, elle a été reconnue par ses paires comme une grande professionnelle. Cette reconnaissance, elle la doit à plusieurs raisons : son allure, son maintien, sa façon de s’exprimer, lui confèrent une autorité que son intelligence, sa compétence, ne peuvent que confirmer. En même temps, pour beaucoup de témoins, elle demeure accessible. Dans sa fonction de chef de service pendant vingt-deux ans, elle montre une grande conviction, jamais démentie malgré les multiples difficultés rencontrées, dont l’une est d’être une femme dans un monde d’hommes. Elle reconnaît et anticipe les évolutions du service social, elle accepte les adaptations, s’y intéresse, et encourage les assistantes sociales à s’engager et à se former aux  nouvelles méthodes, tout particulièrement le case-work, méthode nouvelle en provenance des Etats-Unis.

Pensionnaire dans une maison de retraite dans le XVème arrondissement de Paris, elle décède le 30 septembre 2001.

SOURCES :

  • Marie-Françoise Charrier et Élise Feller « Aux origines de l’Action sociale » – 2001 – Éditions Érès
  • Georges Ribeill « Cultures d’entreprise : le cas des cheminots, des compagnies à la SNCF » -Cultures du travail – Éditions de la Maison des sciences de l’homme – 1989
  • Laurent Thévenet « Les assistantes sociales du chemin de fer, Emergence et construction d’une identité professionnelle 1919/1949 sous la direction d’André Gueslin – 1997
  • Témoignages (Archives SNCF Le Mans)
  • Comité français pour Yad Vashem
  • Archives SNCF – œuvres sociales et services sociaux – Le Mans
  • Archive SNCF – dossiers du personnel – Béziers
  • Archives nationales – Fonds Raoul Dautry – 307 AP
  • Fonds Rails et histoire
  • Fonds cheminots CCE GPF SNCF
  • Centre de documentation ETSUP
  • Centre de documentation ENS

Laurent Thévenet